dimanche 9 février 2020

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Sarah Moon, nĂ©e Marielle Warin le 17 novembre 1941 Ă  Vernon (Eure), est un mannequin et photographe français.

Thèmes et motifs


Parmi les thèmes rĂ©currents qui se dĂ©gagent de l’Ĺ“uvre de Sarah Moon, on peut citer le souvenir, la mort, l’enfance, la fĂ©minitĂ©, la solitude.

Ses photographies mettent souvent en scène des animaux ; des enfants ; des environnements industriels délabrés ; des fêtes foraines ; ou encore la route fendant un paysage.

Une esthétique de la fiction


Ce qui est avant tout marquant dans l’Ĺ“uvre de Sarah Moon, c’est son rapport Ă  la fiction. Depuis ses premiers clichĂ©s, les photographies de Sarah Moon n’ont eu de cesse d’illustrer un certain dĂ©sir de dĂ©tachement de la rĂ©alitĂ©. Ă€ ses dĂ©buts, son choix de se lancer dans la photographie de mode ne pouvait aller que dans ce sens puisqu’il n’y est question que d’illusion, de sĂ©duction, de rĂŞve et jamais de reprĂ©sentation fidèle du rĂ©el. En accord avec ce dĂ©sir de fiction, ses photographies sont, pour la plupart, mises en scène. Il y a, chez Sarah Moon, une vraie volontĂ© de brouiller les pistes, autant par ses choix de mises en scènes irrĂ©elles que par le traitement particulier de ses images qui est devenu sa signature. Robert Delpire entre autres a dit de sa photographie qu’elle tend Ă  « dĂ©rĂ©aliser » tout ce qu’elle prend.

Le processus de dĂ©veloppement (effectuĂ© par Patrick Toussaint tout au long de sa carrière) joue un rĂ´le capital dans l’Ĺ“uvre de Sarah Moon. Une grande partie de ses polaroids sont marquĂ©s par des dĂ©gradations. Ces procĂ©dĂ©s de dĂ©gradation de l’image Ă©voquent le temps, la dĂ©composition, l’avancĂ©e inexorable vers la destruction et, dissimulant parfois une partie de la scène reprĂ©sentĂ©e (souvent les bords du cadre), ces accidents provoquĂ©s lors du dĂ©veloppement se font reprĂ©sentations de l’absence du passĂ© dans le prĂ©sent, de la perte de l’impression vĂ©cue, du manque, de la fragilitĂ© du souvenir.

De plus, l’apparition des tâches, et d’« accidents » minutieux sur le nĂ©gatif ou lors du tirage de ses Ă©preuves forme comme des strates reprĂ©sentant elles-mĂŞmes la photographie et ses procĂ©dĂ©s techniques. Dans une grande partie de ses Ĺ“uvres, cette mise en abĂ®me en filigrane de la photographie dans la photographie reflète sa vision de son outil et de son art comme un « vrai-semblant », comme une illusion. Cette esthĂ©tique des tirages de Sarah Moon Ă©loigne les scènes reprĂ©sentĂ©es de la rĂ©alitĂ© et de l’anecdotique pour les ancrer dans la fiction – hors du rĂ©el et hors du temps

Outre les dĂ©gradations, des flous interviennent dans une grande partie de ses photographies. Deux types de flous sont rĂ©currents : des flous dus au mouvement du sujet et Ă  un long temps de pose ; et des flous orchestrĂ©s par des expositions rĂ©pĂ©tĂ©es d’une mĂŞme image lĂ©gèrement dĂ©calĂ©e Ă  chaque fois, dĂ©doublant ainsi les contours sur le papier photographique et annihilant toute prĂ©tendue vĂ©ritĂ©.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sarah_Moon


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