lundi 3 février 2020

l’accord du participe passé 😘

"La manière dont se fait l’accord du participe passé en genre et en nombre suit un ensemble de règles de la grammaire et de l'orthographe du français.

Dans la conjugaison du français, le participe passé sert à la formation des temps composés, et cette fonction essentiellement verbale n'implique pas d'accord par elle-même. Pour la plupart des verbes, le participe passé peut aussi servir d'adjectif verbal, et dans cette fonction essentiellement adjectivale, il s'accorde en genre et en nombre avec l'objet qu'il qualifie, et auquel il se rapporte. Le problème vient de ce que le participe passé peut souvent superposer ces deux fonctions, conduisant à la question de son accord éventuel. Cet accord peut affecter la langue parlée et la langue écrite."

Conclusion :
 Il y a de grands comiques parmi les contributeurs de Wikipédia ! 😘
On sent qu'il y a matière à faire un truc encore plus balèze que Game of Thrones ou Star Wars...



#orthographe #grammaire #accord du participe passé

de tarnac aux gilets jaunes : l'art de réprimer

Entretien libre d'Aude Lancelin avec Vanessa Codaccioni, maîtresse de conférences à Paris 8, spécialiste de la répression, de l'antiterrorisme et des violences policières.


Répression
L’État face aux contestations politiques
Auteure :Vanessa Codaccioni

Il ne se passe pas un seul jour sans que des militants ne soient confrontés à la répression. Violences policières, arrestations, gardes-à-vue et procès rythment aujourd’hui la vie politique et judiciaire. Aucune forme d’indignation politique n’y échappe : des gilets jaunes aux zadistes en passant par les écologistes, les militants solidaires, les féministes, les lycéens ou celles et ceux qui participent à des manifestations de rue, toutes et tous peuvent être confrontés à la police ou à la justice. Pour les acteurs de la répression, ce sont des « casseurs », des « délinquants » ou des « terroristes » qui sont visés. Il s’agit d’un déni stratégique dont l’objectif est d’invisibiliser le caractère politique de cette violence d’état et de nier que ce sont pour leurs idées ou leurs actions que des militantes ou militants sont arrêtés, inculpés ou jugés. En analysant les mécanismes contemporains de la répression, Vanessa Codaccioni dénonce la criminalisation de la contestation politique. Etudiant finement ses principaux dispositifs, elle éclaire l’une de ses logiques majeures : la dépolitisation de l’activisme par son assimilation au terrorisme ou à la criminalité de droit commun.



#livre #essai #répression #contestation politique #militantisme
#zadistes #gilets jaunes  #Bure
#Vanessa Codaccioni

la légitime défense

[sérieusement]

Qu'est-ce que la légitime défense ?


Vérifié le 03 décembre 2019
Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre), Ministère chargé de la justice

La légitime défense consiste à commettre, en cas d'agression, un acte de défense interdit par la loi.

La reconnaissance de la légitime défense par la justice permet d'éviter la condamnation pour l'acte de défense puni par la loi.

Il faut pour cela que toutes les conditions suivantes soient réunies :

  • Avoir agi face à une attaque à son encontre ou à l’encontre d'un proche
  • L'attaque est injustifiée et a entraîné une menace réelle et immédiate (une arrestation par la police n'est pas une attaque injustifiée)
  • L'acte de défense était nécessaire, c'est-à-dire que les violences commises étaient le seul moyen de se protéger
  • Les moyens de défense employés étaient proportionnés, c'est-à dire non excessifs (tirer avec une arme à feu face à un simple coup de poing n'est pas un cas de légitime défense).
  • La riposte est intervenue au moment de l'agression et non après : arrêter un voleur qui est en train de fuir après son délit n'est pas un cas de légitime défense.

Cependant, certains actes sont considérés comme de la légitime défense, même si toutes ces conditions ne sont pas remplies :

  • le fait de repousser, de nuit, l'entrée d'une personne dans son domicile par effraction, violence ou ruse
  • ou le fait de se défendre contre les auteurs de vols ou de pillages exécutés avec violence.

Pour ces derniers actes, la riposte doit quand même être proportionnelle à l'infraction commise.

Dans tous les cas, c'est la justice qui confirme si un acte relève ou non de la légitime défense, même si la personne poursuivie déclare avoir agi dans ce cadre.

Source : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1766


[pour aller plus lion]

« La Légitime Défense. Homicides sécuritaires, crimes racistes et violences policières »
Vanessa Codaccioni, Editions du CNRS
https://www.cnrseditions.fr/catalogue/sciences-politiques-et-sociologie/la-legitime-defense/

La légitime défense est au coeur de l’actualité politique et judiciaire : multiplication du nombre de femmes battues qui tirent sur leur mari ou leur compagnon violent, mobilisations pour soutenir des commerçants qui ont tué des voleurs, et, plus récemment, facilitation de l’usage des armes par la police dans le cadre du renforcement de la lutte antiterroriste.
Si la légitime défense fascine et fait débat – est-elle un permis de tuer ou l’arme du faible ? –, elle a aussi ses partisans radicaux : des militants pro-armes réclamant un « droit de tirer » et un « droit de tuer » ceux qui représenteraient un danger pour eux-mêmes et pour la société.
Parallèlement à l’étude de leurs mobilisations, Vanessa Codaccioni se penche sur les grandes affaires de légitime défense depuis la fin des années soixante-dix. Elle montre qu’il s’agit le plus souvent d’homicides sécuritaires, de crimes racistes ou de violences policières, et analyse la manière dont leurs auteurs tentent d’échapper à la justice, notamment par un renversement des figures du coupable et de la victime.
Par l’étude socio-historique des homicides « défensifs » et des usages sécuritaires des armes, ce livre explore la manière la plus radicale de se faire justice. Il interroge plus généralement les liens entre politiques du « faire mourir », pouvoir de mort et atteintes au droit à la vie dans les régimes démocratiques.


[humoristiquement]


#humour #légitime défense

dimanche 2 février 2020

lene marie fossen 📷

Lene Marie Fossen sadly passed away on October 22nd 2019. 

Lene Marie Fossen wanted to stop time 23 years ago. She was only 10 years old when she decided to stop eating and struggled with anorexia the rest of her life. She chose to be open about her disease and is best known for her beautiful and revealing self-portraits. Her soulful portraits of victims of the refugee crisis on the island of Chios in Greece also bear witness of a unique photographer and artist. 

Lene Maries last wish was that her work should be shared with as many people as possible. 
My photographs are not about Anorexia she said. 
They are about human suffering.

Youtube - https://youtu.be/EBCHRlop-hg

Lene Marie Fossen & Morten Krogvold | TEDxArendal - https://youtu.be/bOkSQJQIRV0



#souffrance #anorexie #Lene Marie Fossen #photographie #self portrait
#suffering #anorexia #photography

le travail des enfants

On estime que 168 millions d’enfants travaillent actuellement dans le monde. Même si c’est moitié moins qu’en 2000, c’est encore beaucoup trop. Certains d’entre eux réalisent des travaux particulièrement dangereux sans la moindre protection légale.

Pour abolir le travail des enfants, vous devez le rendre visible.« , c’est l’adage de GMB Akash, un photographe bangladais concerné par les injustices subies par les enfants de son pays.

Abolir ne suffit pourtant pas toujours. Au Bangladesh, le travail des enfants est interdit depuis 1992. Mais sur le terrain, la réalité est tout autre. Akash va voir lors d’un reportage un enfant de 12 ans se faire battre car il était trop lent à la confection d’un t-shirt… Il s’est alors donné pour mission d’investiguer en profondeur sur cette problématique. Il va ainsi découvrir, sur base des données de l’UNICEF que 7.4 millions d’enfants travaillent au Bangladesh. Beaucoup d’entre eux risquent leur vie chaque jour. Ils gagnent entre 6 et 10$ par mois.

Source : 

Voir aussi :
https://www.unicef.fr/dossier/exploitation-et-travail-des-enfants

Bibliographie


En dépit des lois et de conventions explicites (au plan national et au niveau international), de principes moraux solidement établis et d'efforts renouvelés de la part de plusieurs organismes et gouvernements en vue de s'assurer de la fréquentation scolaire de tous les enfants, on constate que de nombreux enfants travaillent (volontairement ou non) au lieu de se consacrer à leurs études. Comment faut-il comprendre la persistance du travail des enfants dans de nombreux secteurs d'activité (les mines, l'agriculture, le textile, les tanneries et les travaux domestiques) susceptibles de compromettre leur santé et leur sécurité ?

Enfants au Travail : Le paradoxe de la nécessité et du choix - Louise Fines
Ed. L'Harmatan, janvier 2020
https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=64963


Ils récoltent le coton, le café et le cacao, gardent les troupeaux, façonnent des briques, ou sont chiffonniers, domestiques ou mineurs de fond : plus de 300 millions d'enfants dans le monde ont une activité économique, soit un enfant sur cinq.
Tous les continents sont concernés : Asie, Afrique,Amérique latine et Europe.
Ce livre, documenté et illustré de cas concrets, décrit les multiples formes de leur travail par pays et champ d'activité (agriculture, industrie, travail dans les rues, domesticité...).
Il en analyse les causes, qui sont connues, mais peu combattues, ainsi que les mécanismes économiques et sociologiques. Il montre ainsi que la main-d'oeuvre enfantine constitue un rouage invisible de l'économie contemporaine et que nous achetons tous les jours, sans le savoir, des produits où des mains d'enfants sont intervenues, à un stade ou un autre de la fabrication.
Faut-il pour autant boycotter leur travail ? Celui-ci reste-t-il une fatalité dans les pays pauvres ? Et quel est le rôle des syndicats d'enfants ? Cette édition actualisée répond à ces questions et examine les dernières évolutions de ce phénomène, avant d'ouvrir des pistes pour l'avenir.

Le Travail des Enfants dans le Monde - Bénédicte Manier
Ed. La Découverte, janvier 2011


La problématique du travail des enfants, particulièrement cruciale dans les pays du Sud, a bénéficié ces dernières années d'une attention grandissante de la part des politiques, des médias et du public. Plus de 200 millions d'enfants seraient concernés. La charge émotive qui habite les discours, aussi légitime soit-elle, masque toutefois la complexité du phénomène.
Déclarer une incompatibilité entre le travail et l'enfant est d'abord une position située historiquement, socialement et culturellement. Selon les lieux et les époques, l'enfant peut aussi être considéré comme sujet responsable et acteur socioéconomique à part entière, et son travail comme un mode de socialisation valorisant et structurant.
Quand et où commence l'exploitation? Quels sont les déterminants de la mise au travail précoce ou forcée ? Si la pauvreté – des ménages, des systèmes éducatifs, des nations – apparaît bien comme le premier facteur contextuel qui favorise le travail des enfants, les figures de l'exploitation renvoient aussi aux logiques économiques, politiques et juridiques de modèles de développement et de rapports Nord-Sud injustes et inégalitaires.
Parmi les initiatives prises au nom de l'«intérêt supérieur de l'enfant», un clivage persiste. Alors que les principales institutions internationales mobilisées sur cette question axent leurs priorités sur le respect des «droits des enfants», bien des organisations sociales du Sud luttent, elles, pour les «droits des enfants travailleurs».
Nuance de vocabulaire ou approches radicalement opposées ?

Contre le Travail des Enfants ? - Aurélie Leroy
Ed. Syllepse, mars 2009


#travail des enfants #droits des enfants #UNICEF

la dictée ✒️

Particulièrement prisé dans le monde francophone, l'usage de la dictée s'est généralisé en France dans les années 1850, succédant à la cacographie. On voit alors apparaître des recueils de dictées plus ou moins spécialisés selon qu'ils portent sur tel ou tel aspect de la grammaire ou de l'orthographe, ou encore selon le niveau scolaire ou le type d'établissement éducatif auxquels ils sont destinés. La dictée devient une épreuve à part entière dans toutes sortes d'examens et de concours. Avec la colonisation, puis par mimétisme, son usage se répand dans tous les pays où l'on parle et écrit le français. De par la place qu'on lui accorde dans les programmes d'éducation et de par les vertus ou les tourments que tour à tour on lui impute, elle devient un symbole de la scolarité et figure à ce titre dans nombre d'œuvres littéraires.



#dictée #orthographe #écriture #calligraphie
#francophonie

les forces spéciales

La définition des « forces spéciales » s’applique aux unités militaires en mesure de mener, de façon autonome, des opérations d’une durée pouvant aller de quelques heures à plusieurs semaines, dans un contexte hautement hostile. Agissant avec un effectif réduit contre des adversaires nettement plus nombreux, elles font appel à toutes sortes de techniques et tactiques particulières dans le but d’exploiter les points faibles de l’ennemi et d’en tirer un avantage décisif.

En temps de paix, elles permettent au pouvoir politique d'assurer le règlement de situations de crise qui ne peuvent trouver de solutions par la voie diplomatique ou par des actions militaires classiques. En temps de guerre, leur emploi s’inscrit dans un cadre stratégique pour apporter une contribution majeure à la victoire.

Les interventions militaires menées par des forces spéciales au cours de ces dernières décennies permettent de distinguer plusieurs types de missions spécifiques :
  • recherche et transmission de renseignements ;
  • libération d’otages, de prisonniers et évacuation de ressortissants nationaux ;
  • neutralisation d’objectifs vitaux pour l’adversaire ;
  • préparation de sites et accueil d’unités conventionnelles dans le cadre d’interventions extérieures ;
  • contrôle avancé et guidage d’aéronefs pour des opérations aéroportées ou des frappes aériennes ;
  • opérations psychologiques (PSYOPS) ;
  • protection de personnalités (VIP) ou de sites sensibles à l’étranger ;
  • formation, assistance et encadrement de mouvements ou pays amis pour la conduite d’opérations militaires, d’action de guérilla ou de contre-guérilla.
Ces missions peuvent être réalisées en liaison avec une force nationale ou alliée, ou bien encore de façon autonome sur les arrières de l’adversaire.

Avant toute chose, les forces spéciales sont des unités destinées à opérer dans un contexte stratégique pour mener des opérations à haute signification politique, ou contre des objectifs d’intérêt majeur. Par leur nature même, il n’est pas concevable qu’elles soient utilisées pour des actions défensives.

Leur contrôle opérationnel est en principe confié aux plus hautes autorités militaires, compte tenu de la nature de leur mission. Une autorité d’emploi de haut niveau et une chaîne de commandement très courte sont nécessaires, pour assurer la rapidité de leur mise en action. Sur le plan opérationnel, elles doivent être en mesure d’agir de façon autonome en milieu hostile, même pour une longue période. Cette autonomie s’applique non seulement à tous les domaines de l’exécution de la mission, mais également à ceux de sa planification et de la préparation.

La particularité de ces unités de combat est aussi d’intervenir en très petit nombre, notamment grâce à leur haut niveau de formation et d’entraînement, à la qualité des équipements utilisés et à la diversité des moyens et techniques d’infiltration et d’exfiltration employés. C’est ce petit nombre qui assure leur très bon rapport coût-efficacité et qui les différencie des forces dites conventionnelles, qu’il s’agisse d’unités d’élite ou de troupes spécialisées (c’est ce que certains appellent « coefficient de forces » ou « démultiplicateur de forces »).



#armée #forces spéciales