dimanche 2 février 2020

le travail des enfants

On estime que 168 millions d’enfants travaillent actuellement dans le monde. Même si c’est moitié moins qu’en 2000, c’est encore beaucoup trop. Certains d’entre eux réalisent des travaux particulièrement dangereux sans la moindre protection légale.

Pour abolir le travail des enfants, vous devez le rendre visible.« , c’est l’adage de GMB Akash, un photographe bangladais concerné par les injustices subies par les enfants de son pays.

Abolir ne suffit pourtant pas toujours. Au Bangladesh, le travail des enfants est interdit depuis 1992. Mais sur le terrain, la réalité est tout autre. Akash va voir lors d’un reportage un enfant de 12 ans se faire battre car il était trop lent à la confection d’un t-shirt… Il s’est alors donné pour mission d’investiguer en profondeur sur cette problématique. Il va ainsi découvrir, sur base des données de l’UNICEF que 7.4 millions d’enfants travaillent au Bangladesh. Beaucoup d’entre eux risquent leur vie chaque jour. Ils gagnent entre 6 et 10$ par mois.

Source : 

Voir aussi :
https://www.unicef.fr/dossier/exploitation-et-travail-des-enfants

Bibliographie


En dépit des lois et de conventions explicites (au plan national et au niveau international), de principes moraux solidement établis et d'efforts renouvelés de la part de plusieurs organismes et gouvernements en vue de s'assurer de la fréquentation scolaire de tous les enfants, on constate que de nombreux enfants travaillent (volontairement ou non) au lieu de se consacrer à leurs études. Comment faut-il comprendre la persistance du travail des enfants dans de nombreux secteurs d'activité (les mines, l'agriculture, le textile, les tanneries et les travaux domestiques) susceptibles de compromettre leur santé et leur sécurité ?

Enfants au Travail : Le paradoxe de la nécessité et du choix - Louise Fines
Ed. L'Harmatan, janvier 2020
https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=64963


Ils récoltent le coton, le café et le cacao, gardent les troupeaux, façonnent des briques, ou sont chiffonniers, domestiques ou mineurs de fond : plus de 300 millions d'enfants dans le monde ont une activité économique, soit un enfant sur cinq.
Tous les continents sont concernés : Asie, Afrique,Amérique latine et Europe.
Ce livre, documenté et illustré de cas concrets, décrit les multiples formes de leur travail par pays et champ d'activité (agriculture, industrie, travail dans les rues, domesticité...).
Il en analyse les causes, qui sont connues, mais peu combattues, ainsi que les mécanismes économiques et sociologiques. Il montre ainsi que la main-d'oeuvre enfantine constitue un rouage invisible de l'économie contemporaine et que nous achetons tous les jours, sans le savoir, des produits où des mains d'enfants sont intervenues, à un stade ou un autre de la fabrication.
Faut-il pour autant boycotter leur travail ? Celui-ci reste-t-il une fatalité dans les pays pauvres ? Et quel est le rôle des syndicats d'enfants ? Cette édition actualisée répond à ces questions et examine les dernières évolutions de ce phénomène, avant d'ouvrir des pistes pour l'avenir.

Le Travail des Enfants dans le Monde - Bénédicte Manier
Ed. La Découverte, janvier 2011


La problématique du travail des enfants, particulièrement cruciale dans les pays du Sud, a bénéficié ces dernières années d'une attention grandissante de la part des politiques, des médias et du public. Plus de 200 millions d'enfants seraient concernés. La charge émotive qui habite les discours, aussi légitime soit-elle, masque toutefois la complexité du phénomène.
Déclarer une incompatibilité entre le travail et l'enfant est d'abord une position située historiquement, socialement et culturellement. Selon les lieux et les époques, l'enfant peut aussi être considéré comme sujet responsable et acteur socioéconomique à part entière, et son travail comme un mode de socialisation valorisant et structurant.
Quand et où commence l'exploitation? Quels sont les déterminants de la mise au travail précoce ou forcée ? Si la pauvreté – des ménages, des systèmes éducatifs, des nations – apparaît bien comme le premier facteur contextuel qui favorise le travail des enfants, les figures de l'exploitation renvoient aussi aux logiques économiques, politiques et juridiques de modèles de développement et de rapports Nord-Sud injustes et inégalitaires.
Parmi les initiatives prises au nom de l'«intérêt supérieur de l'enfant», un clivage persiste. Alors que les principales institutions internationales mobilisées sur cette question axent leurs priorités sur le respect des «droits des enfants», bien des organisations sociales du Sud luttent, elles, pour les «droits des enfants travailleurs».
Nuance de vocabulaire ou approches radicalement opposées ?

Contre le Travail des Enfants ? - Aurélie Leroy
Ed. Syllepse, mars 2009


#travail des enfants #droits des enfants #UNICEF

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